Choses faites :
- séance thérapie
- gros détour marché par les Buttes-Chaumont, pour fatiguer un peu la machine, et puis ya du soleil. Joggeurs, Taï-chi, un enfant de deux ans de moins que Loulou qui joue à éclater au bâton les bulles de savon que lui fait son père, quelques mètres carrés d'une pelouse avec un reste de glace (neiges éternelles super locales), un jeune couple fait du badminton sur une pente à 60 %, un requin saute du bassin et bouffe trois caniches exagérément propres.
- un 8 de vittoz
- après une montée d'angoisse surgie de l'oisiveté, écriture, pour comprendre. Je sais pas si je redécouvre l'eau tiède, mais j'ai cru flairer une piste.
Donc, extrait :
Todolist. Tant à faire. Beaucoup de priorités secondaires. Ce que j'aurai dû faire. Et en même temps c'est des riens (rendre les livres à la bibli...).
Ca fait peur, parce que quand je fais ces choses anodines, pratiques, communes, je joue le jeu.
C'est reconnaître qu'ils ont raison, les chefs et les gens qui condamnent mes lenteurs et les profs qui me disaient "peut mieux faire".
Parfois faire ces petites choses me rend fier.
Mais il y a un piège de "reconquête" après avoir perdu du temps à pas le faire. Je me sens héroïque d'avoir remonté la pente.
Ça joue à confirmer le côté "handicapchallenged" auquel je tend à m'identifier "par facilité". Fabrique le cadre, fait monter artificiellement la valeur, et je m'auto-congratule de faire un truc normal.
Mais aussi on doit s'auto-congratuler, vu que personne ne le fera. Assez généralement.
Et puisque moi, je peux savoir à quels moments c'était difficile pour moi. Maladroit, œdipé maousse, TDA, moi parce que moi ou whatever. Oui, j'ai eu du mal à le faire, quand pour toi c'est simple ou nécessaire. Mais je le fais. Le "bien" ou pas, pour l'instant...
La point d'équilibre, ça peut donc être de déterminer par moi même la difficulté, le critère de réussite.
Pas m'autodisqualifier en permanence pour ne pas avoir de réussite à produire - et finalement culpabiliser puisque c'était le critère d'autres gens qui me semblait constituer la réussite.
Les critères des autres paraissent si hauts. Cette endurance qu'il faut pour s'y maintenir.
Pour pas partir perdant : connaître mes critères, reconnaître mes résultats, trouver le moyen de ne pas renoncer intérieurement à ma propre estimation quand l'estimation normative ou personnelle est sévèrement différente.
Pas nécessaire d'être dans l'auto-évaluation permanente, même bienveillante. Ya des moments qui se font tout seuls.
Distinguer mon auto-complaisance, finalement anxiogène, de la bienveillance envers moi-même.
Un gros morceau de mon auto-rééducation, ça.
mercredi 22 février 2012
lundi 6 février 2012
Se battre à coups de coulpe
Je renâcle à reblogguer, et j'en ai envie.
Je peine à avancer sur l'introspexcavation de mon vampire psychique : un écrit autobidulien que je m'envoie à moi-même par mail depuis quelques semaines, à vocation thérapeutico-narcissique (encore) moins soucieux de forme que celui-ci, où je tente de me colleter à une "honte d'être moi"que je n'arrive pas à dépasser
Je ne publie pas ça, parce que je ne sais pas - encore - faire mieux qu'avoir honte de ce que j'y dis. Parce que peut-être aussi c'est moins un "je pour jouer" que j'essaie de construire.
Le "je" de broken biscuits et des autres narcissites antérieurs n'était pas qu'un divertissement. C'est moi qui en suis un. Et je me vois obligé de devenir autre chose, de grandir. Et l'ingrédient "public élargi" ne marcherait pas, je crois, pour cette métamorphose-là.
Depuis tant de mois que ne je blogue plus vraiment, pourtant, il y a matière à écrire. Un quotidien qui a du sens, même si je le trouve dégueulasse au goût. Ce ne serait pas inutile pour le côté psy, ça n'empêcherait pas, si je fais tout pour que ça ne tourne pas en rond.
J'ai envie de reblogger, disais-je. D'abord pour te tenir au courant.
D'un autre côté, ce que j'ai à raconter, c'est triste, et je crains que tu me juges...
Ya de quoi.
Allez. Une petite liste de faits (un petit "mode prétérition", si ça te rappelle quelque chose).
- toujours avec la Grande Souris.
- sevrage de mon très vieil antidépresseur.
- Carte de transports pour pauvres, OK. RSA OK. CMU OK. Chômeur longue durée.
- départ de Kapuchette pour un chez elle
- suite à une stratégie de l'autruche avec les impôts et le syndic de copropriété, grosse emmerdes de fric. Par la suite écopées par mon père. TRES grosses emmerdes. Avec huissiers, et même assignation à comparaître.
- retour à la case anxiété généralisée. En partie, suite à une stratégie de l'autruche avec la majorité du spectre visible du réel...
- violente conscience que je dois sortir de temps en temps de ma caverne.
- et y faire beaucoup de ménage.
- En sus de la Grande Souris, appelé le Canard, Moumouth, couch-parleur et Kapuchette à la rescousse. Pu aussi, plus tard, me livrer à Ricqueta, et à mon père.
- la Grande Souris vit de son côté de bons gros moments de doute bien méchants
- contact providentiel avec un excellent cabinet médical de secteur 1.
- fin d'automne et fêtes de noël très sombres...
- ennuis de santé du côté de la famille de loulou. Ricqueta de plus en plus débordée.
- bilan de compétence en cours.
- stabilisation de l'humeur à coups de benzos.
- initiation à la méthode Vittoz
- passage du couch-parleur chez moi. Présence et coups de mains, tris, débarassage dans l'appart'. On dirait un peu moins l'intérieur d'un toxico.
- tentative de thérapie. Dans une assoc d'analystes, qui fait ça bénévolement.
- c'est pas gagné.
Pour résumer le cœur du problème derrière cette liste : j'ai trente-cinq ans, et je me sens incapable d'endosser la responsabilité de ma propre vie, du détail domestique aux questions d'avenir.
Je n'ai mis, toute ces années, que très peu de bonne volonté à prendre les décisions et responsabilités les plus basiques ; celles qui assurent la subsistance et certaine dignité. Jusqu'ici, ma famille m'a protégé des conséquences les plus brutales de cette attitude puérile, et j'espérais avoir toujours assez de vent dans le dos pour avancer le minimum nécessaire.
C'est raté. Le résultat est minable. J'en suis responsable.
Faire moins nul, faire viable, arrêter de fuir...
"Vaste programme", m'aurait répondu le Général.
Oui, un bon clin d’œil masochiste pour conclure, parfait.
Je peine à avancer sur l'introspexcavation de mon vampire psychique : un écrit autobidulien que je m'envoie à moi-même par mail depuis quelques semaines, à vocation thérapeutico-narcissique (encore) moins soucieux de forme que celui-ci, où je tente de me colleter à une "honte d'être moi"que je n'arrive pas à dépasser
Je ne publie pas ça, parce que je ne sais pas - encore - faire mieux qu'avoir honte de ce que j'y dis. Parce que peut-être aussi c'est moins un "je pour jouer" que j'essaie de construire.
Le "je" de broken biscuits et des autres narcissites antérieurs n'était pas qu'un divertissement. C'est moi qui en suis un. Et je me vois obligé de devenir autre chose, de grandir. Et l'ingrédient "public élargi" ne marcherait pas, je crois, pour cette métamorphose-là.
Depuis tant de mois que ne je blogue plus vraiment, pourtant, il y a matière à écrire. Un quotidien qui a du sens, même si je le trouve dégueulasse au goût. Ce ne serait pas inutile pour le côté psy, ça n'empêcherait pas, si je fais tout pour que ça ne tourne pas en rond.
J'ai envie de reblogger, disais-je. D'abord pour te tenir au courant.
D'un autre côté, ce que j'ai à raconter, c'est triste, et je crains que tu me juges...
Ya de quoi.
Allez. Une petite liste de faits (un petit "mode prétérition", si ça te rappelle quelque chose).
- toujours avec la Grande Souris.
- sevrage de mon très vieil antidépresseur.
- Carte de transports pour pauvres, OK. RSA OK. CMU OK. Chômeur longue durée.
- départ de Kapuchette pour un chez elle
- suite à une stratégie de l'autruche avec les impôts et le syndic de copropriété, grosse emmerdes de fric. Par la suite écopées par mon père. TRES grosses emmerdes. Avec huissiers, et même assignation à comparaître.
- retour à la case anxiété généralisée. En partie, suite à une stratégie de l'autruche avec la majorité du spectre visible du réel...
- violente conscience que je dois sortir de temps en temps de ma caverne.
- et y faire beaucoup de ménage.
- En sus de la Grande Souris, appelé le Canard, Moumouth, couch-parleur et Kapuchette à la rescousse. Pu aussi, plus tard, me livrer à Ricqueta, et à mon père.
- la Grande Souris vit de son côté de bons gros moments de doute bien méchants
- contact providentiel avec un excellent cabinet médical de secteur 1.
- fin d'automne et fêtes de noël très sombres...
- ennuis de santé du côté de la famille de loulou. Ricqueta de plus en plus débordée.
- bilan de compétence en cours.
- stabilisation de l'humeur à coups de benzos.
- initiation à la méthode Vittoz
- passage du couch-parleur chez moi. Présence et coups de mains, tris, débarassage dans l'appart'. On dirait un peu moins l'intérieur d'un toxico.
- tentative de thérapie. Dans une assoc d'analystes, qui fait ça bénévolement.
- c'est pas gagné.
Pour résumer le cœur du problème derrière cette liste : j'ai trente-cinq ans, et je me sens incapable d'endosser la responsabilité de ma propre vie, du détail domestique aux questions d'avenir.
Je n'ai mis, toute ces années, que très peu de bonne volonté à prendre les décisions et responsabilités les plus basiques ; celles qui assurent la subsistance et certaine dignité. Jusqu'ici, ma famille m'a protégé des conséquences les plus brutales de cette attitude puérile, et j'espérais avoir toujours assez de vent dans le dos pour avancer le minimum nécessaire.
C'est raté. Le résultat est minable. J'en suis responsable.
Faire moins nul, faire viable, arrêter de fuir...
"Vaste programme", m'aurait répondu le Général.
Oui, un bon clin d’œil masochiste pour conclure, parfait.
mercredi 2 novembre 2011
Condition banale
A l'occasion de ma rougeole déclinante, je constate de nouveau que j'ai plus besoin qu'on s'occupe et s'inquiète de moi que je ne l'ai permis.
Merci à La Souris pour ta présence ces derniers jours... Aller mieux sans elle n'aurait pas été la même chose.
Merci à La Souris pour ta présence ces derniers jours... Aller mieux sans elle n'aurait pas été la même chose.
mercredi 26 octobre 2011
Confessions of a Confuse Mind
(j'ai coché le paramètre qui crée une mise en page automatique pour les téléphones portables. Tu me diras si ça marche)
Je suis paumé, en ce moment. Confus. Conscient que cette confusion est entretenue.
Pas au plus dans la merde que j'aie jamais été. Ca, c'était probablement l'an dernier. Avec un petit revenez-y il y a deux mois, et sans doute des répliques dans les années à venir, puisque mes conditions de vie changent trop lentement pour que ça ne me re-saute pas à la figure.
Mais là, pour l'instant, le flingue dans ma nuque a repris sa position désarmée.
Quoi, non je dramatise pas...
Je suis dans une situation précaire, socialement et matériellement, et même si elle est un peu moins angoissante (temporairement) je n'en deviens pas forcément plus maître. Cela prend beaucoup de temps, de maîtriser, ou de "bien non-maîtriser" sa vie.
Je ne pars pourtant pas perdant, c'est même pour ça que je t'écris.
Je vais mettre au clair mes désirs et obstacles, histoire de faire le point.
Méthodo : je fais une liste, et sous chaque item, j'écris la difficulté et la voie plausible de résolution de ces dernières. Précision : je n'ai lu aucun livre de développement personnel dans les dix dernières années.
JE VEUX DU FRIC
La mère de toutes les emmerdes.
Difficultés : Déjà, soulignons : je dis pas "boulot", je dis bien "fric".
Oui, je sais que les deux sont assez intimement liés. Cela donne donc assez clairement le cadre de ma recherche de boulot de dire que ce n'est pas un boulot que je cherche, juste un essentiel de survie. Les chômeurs heureux, mouvementuscule auquel j'ai eu l'honneur de participouiller à la fin des années 90, s'était assemblés et reconnus sous une banderole ironique "on veut des boulot de merde payés des miettes". C'est à peu près ça.
N'y vois aucun mépris pour les travailleurs. Pendant un temps, j'ai eu la chance d'avoir le choix. Je ne l'ai plus, mais je sais encore d'expérience l'intérêt qu'il y aurait à pouvoir choisir. "Personne n'aime travailler". Oui, mais dans cette foule silencieuse de gens qui ne font pas ce qu'ils aiment, on est pas tellement à admettre qu'on cherche à l'éviter, et qu'on se sent pas si mauvais que ça pour autant.
Bref. Pardon, j'ai polémiqué, c'est pas le lieu.
Chercher du boulot, donc. Le trou dans mon CV est énorme. Béant. Galactique. Stephen Hawking s'y intéresse pour ses prochaines conférences. Ensuite (et conséquemment...) je dois presque réapprendre l'alphabet, en terme de compétences professionnelles. Puis, trouver un type de poste où je me fais pas éjecter pour comportements non-corporate indiosyncratiques. Et si possible, moins de 30h, par semaines, cf étalage de crétin marginal pubertaire ci-dessus.
Premiers pas : certains sont déjà franchis. Le plus probable, c'est à travers l'accompagnement social dont je bénéficie, finir par saisir le bon bout. Une bonne façon de rédiger mon CV (peut-être omettre mes diplômes), une bonne définition de mes objectifs et possibilités... Ouais, un bilan de compétence, un peu ça. Mais à destination d'un grouillot. Et le Pôle Emploi ne distribue pas facilement ce genre de prestations, surtout aux gens qui n'ont pas d'allocation chômage. Donc, voie longue.
Toutefois, autre option, maintenant que la ritaline me permet de ne pas zapper mes propres tâches, je devrais peut-être répondre à des offres auxquelles je craignais de ne pas correspondre, avec mes neurones réticents. C'est à dire, il y a quelques lignes, je te parlais de faire une recherche avec quelqu'un qui, derrière mon épaule, me dis "oui, on a déterminé ensemble que ça pouvait marcher". Là - beaucoup plus fort - ce serait répondre -c'est du pur délire - à des offres et des annonces, parce qu - mais c'est de la folie furieuse d'envisager cela - je me sens plus capable de ne pas merder qu'avant.
Pour l'instant, chercher un emploi comme tout le monde le fait, sans soutien ni encouragement, alors qu'évidemment c'est la bonne solution, je regarde cette méthode avec circonspection. Parce que même si je ressens mieux mes capacités et disponibilité mentales, j'ai toujours une confiance nulle. Idée : répondre à des annonces en échec programmé, réapprendre à encaisser les refus, oraux ou écrits, et réapprendre à me présenter.
JE VEUX REPRENDRE LE BLOG (et l'écriture)
Voilà qui est fait, tu me diras.
Difficultés : j'ai pas tous les jours quelque chose à écrire. L'expérience des" trois trucs positifs à raconter" par jour est tenable, mais elle demande une discipline... qui chez moi ne vient qu'avec la connaissance de ma récompense.
Là, aujourd'hui, je connais l'utilité de cette entrée-ici, je veux me désembrouiller, mettre des perspectives. Mais au quotidien ? Il me faut le plaisir d'échanger, d'être lu. Que l'écriture participe à mes liens d'amitié. De nouveaux, mais aussi les amis plus anciens.
Premier pas : mettre quelques contacts de mes copains et lecteurs dans une liste de diffusion de mise à jour, vu que 1) la plupart ne savent pas utiliser un flux rss 2) la plupart peuvent parfois oublier ou ne pas se rendre compte que je bloggue aussi en espérant leur présence bienveillante.
Autre point, me refaire une liste de blogs que j'apprécie.
Conséquence probable : moins écrire sur le forum des polyamoureux. Ça eu beaucoup d'intérêt pour moi, c'était le seul endroit où je me décrassais le clavier, mais pour l'instant, ce serait mieux que j'en écarte mes pulsions graphomanes pour les employer ici. C'est sûr, ici, j'aurai bien moins facilement de réponses.
Retour de la question des "nourritures narcissiques" de mon écriture.
"métaproblème", je passe sur autre chose.
JE VEUX ÊTRE PRÉSENT POUR MES PROCHES ET MES AMIS
Pratiquement, je ne vois plus personne. C'est pas tout à fait absolument vrai, il arrive que je rencontre les gens par un ticket gagnant aux concours de circonstances et une conjugaison exceptionnelle de bonnes volontés, ça arrive, mais de fait, c'est pas souvent.
Difficultés : je ne répond jamais au téléphone, mais ce qui est bien pire, je rappelle très rarement. Et je fais rarement de propositions. Et si j'en fais une et qu'on m'accueille pas avec une débauche d'enthousiasme et une dix-milltiplication de mon propre élan de rapprochement, je suis, au mieux, déprimé parce que voilà ce que ça me coûte de pas être un ami présent, au pire, je me vexe parce que l'autre ne comprend pas qu'il fallait me texter parce que tout le monde le sait, merde, que je hais le téléphone, et tout le monde peut comprendre ça, si on le comprend pas c'est qu'on m'aime pas moi, évidemment, non ? Oui. Hem. Comme tu dis.
Autre complication, mon mode de vie. Je suis chômeur. J'ai du temps : en journée et en semaine. Le soir et le w-e, je m'attache à donner de moi à ma fille ou à mon amoureuse, et, déjà ça, d'habitude, ça prend beaucoup.
Par ailleurs, pendant Pendant les 6 derniers mois, j'ai aussi pris du temps pour les indignés. Et puis parfois je vois un peu kapuchette qui crèche chez moi et m'a jamais aussi peu vu. Et puis parfois j'ai la tête en vrac parce que galérer rend pas très clair d'esprit (avec plusieurs raffinements dans le dawa psychique : le sevrage de mon antidepresseur avec nausées et vertiges (fini), la trouille de pas savoir quoi faire quand . Et puis parfois j'ai besoin d'être seul, on a même dire que c'est souvent, même si c'est aux heures où tout le monde il est sociable.
Pour ces quelques petites choses... je ne sais pas m'organiser.
Premiers pas : je me suis racheté un cahier de texte il y a un mois ou deux, et je l'utilise. J'ai pas encore un réflexe systématique, mais je tente de le prendre. Oui, un agenda d'adulte aurait été mieux, mais c'est beaucoup plus cher, si tu veux pouvoir écrire sans loupe.
Je peux tenter de m'inventer un emploi du temps. Lister ce que je dois faire de toute façon, pour mieux voir les espaces que je peux laisser. En n'ayant en tête qu'un "grand vide" à la place, je ne m'organise pour rien, même pas l'indispensable.
JE VEUX DÉRATISER MON APPARTEMENT.
Il s'agit encore, depuis - hm, trois ans ? - que j 'ai emménagé dedans, d'un endroit sale et chaotique. Il n'est pas hostile, à vrai dire j'aime vivre dedans, mais il est inhospitalier (j'en interdis toujours la visite à pratiquement tout le monde, ma fille n'y est venu qu'une fois), et comme tant d'autres aspects de ma vie, impropre à l'usage. Im-propre.
Difficultés : la "penderie". Espace de bien deux mètres carrés, où tout ce qui est mal entassé empêche d'autre joncheurs d'appart de se ranger. C'est la Porte d'envahissement par les dieux du chaos chez moi, plutôt que d'être la solution.
Et sinon, dans le reste de l'appart', tout le reste du bordel, chaises et objets que je ne sais pas où caser, comment installer, par où commencer. J'ai eu l'habitude de vivre dans un désordre réparti sur beaucoup plus de mètres carrés. Le désordre est resté, pas l'espace.
Premiers pas : acheter quelques grands sacs plastiques où répartir une partie du problème de la penderie : des linges, draps, laines, qui ne me servent pas tous en permanence, mais que c'est pas une raison pour les laisser comme ça. Répartir ce linge en fonction des tissus. Laver. Plier. Atteindre les couches inférieures du désordre.
M'occuper des machins entassés sur les côtés du canapé.
Emmener mes chaises en bois et ma jolie table en verre à la cave, plus ou moins temporairement.
JE VEUX M'ENGAGER
J'aimerai continuer, plus précisément, à agir avec les indignés.
Difficultés : l'engagement politique, c'est chronophage, et ce qui tend vers l'autogestion, encore plus. Si il n'y a pas de rigueur là dedans, ça marche pas. Je suis bien placé pour le savoir. Les indignés sont, pour beaucoup, soit des gens qui ne participent pas aux organisations politiques traditionnelles, soit qui s'en sont détachés, parfois autant par idéalisme que par un besoin personnel de liberté. Autrement dit, des gens qui sont jamais d'accord avec personne, par principe ou parce qu'ils ne désirent pas se mettre d'accord avec qui que ce soit. Ca peut-être très beau, quand, parfois, ça marche. Mais, souvent, comme pour ma vie personnelle donc, ça peut aussi être très foireux.
Premiers pas : je tente de me rattacher à des personnes, plus qu'au mouvement lui-même. Essayer de m'organiser avec elles, avant de décider comment suivre les actions du mouvement.
Là je suis dans une phase de forte déception, avec les indignés. De frustration, aussi. Je comprend que je ne peux pas faire avancer les choses, je comprend pourquoi elles bloquent (le choix de la démocratie directe + la liberté d'expression Versus ya un moment où on doit prendre des décision, si possible pas à la dernière minute, et prendre des responsabilités, quand on veut que la démocratie soit autre chose qu'aller aux urnes de loin en loin).
Bref : j'ai pas beaucoup d'idées pratiques, et je vais attendre encore quelques jours pour constater si j'ai envie d'en avoir.
JE VEUX REFAIRE DU JEU DE RÔLE
Difficultés : presque aussi chronophage que la politique. Et puis, lors de ma dernière tentative, personne n'arrivait à tenir les rendez-vous, y compris moi, alors qu'ils étaient pas non plus à un ryhtme effréné (un toutes les trois semaines). Les camarades concernés ont aujourd'hui, comme moi, un emploi du temps peu JiDéRocompatible, et, caractère ou circonstance, je me décourage trop facilement pour tenir ce genre de plan à bout de bras.
Premiers pas : n'être que joueur, avec des gens que je connais pas et pour qui j'aurai pas à gérer l'organisation, mais je crois que ça me frustrerait presque autant, ou organiser avec des gens qui, comme moi, sont plutôt disponibles aux heures des bureaux, ou organiser sur des temps courts en soirée en semaine, ou ne faire qu'un très petit groupe (trois joueurs + moi), et ne laisser grandir le groupe que si l'assiduité est facile à assurer.
JE VEUX ME DESEMBROUILLER LE CRÂNE
Difficultés : le sevrage d'antidépresseur a été éprouvant. A peu près la même facilité à réfléchir qu'avec une grosse grippe dans la tronche. Et une gueule de bois en bonus. Plus des vertiges et quelques passages à vide.
Fin de l'effexor = retour de plein de tonalités d'émotions plus fortes. Celles qui sont "fabriquées" par le sevrage de psychotrope, et celles qui sont juste les miennes dont j'avais perdu l'habitude.
Ma vie très insatisfaisante, emplie de peurs et d'impuissances : rembourser avec de l'argent que je n'ai pas, ne pas savoir quoi dire aux autres quand, ce que tu crains comme regard sur toi, c'est "tu peux pas comprendre ce qu'est la responsabilité vu que tu ne veux pas travailler, tu n'es pas un vrai père, pas un vrai ami".
Non, on m'a pas dit ça, évidemment. Mais quand on vit dans le merdier, on s'y indentifie, et parfois, on y est identifié. Et puis, je merde depuis si longtemps.
Bref, mes galères obscurcissent souvent mon jugement.
Premiers pas : faire des plans. Ecrire, décrire, mettre au clair mes objectifs à court et long terme. Bloguer, si ça aide.
Autre aspect : aller chercher un psychiatre correct qui m'expédie pas en 5 secs et prend la CMU. Je dois me réapprendre, vider mon sac, trouver une version "médicale" de soutien moral, dire ce que je ressens pour en prendre conscience (si c'est que moi qui me regarde moi, je vais sans doute pas pouvoir voir tout ce qui se passe au dessus de ma nuque).
Je suis paumé, en ce moment. Confus. Conscient que cette confusion est entretenue.
Pas au plus dans la merde que j'aie jamais été. Ca, c'était probablement l'an dernier. Avec un petit revenez-y il y a deux mois, et sans doute des répliques dans les années à venir, puisque mes conditions de vie changent trop lentement pour que ça ne me re-saute pas à la figure.
Mais là, pour l'instant, le flingue dans ma nuque a repris sa position désarmée.
Quoi, non je dramatise pas...
Je suis dans une situation précaire, socialement et matériellement, et même si elle est un peu moins angoissante (temporairement) je n'en deviens pas forcément plus maître. Cela prend beaucoup de temps, de maîtriser, ou de "bien non-maîtriser" sa vie.
Je ne pars pourtant pas perdant, c'est même pour ça que je t'écris.
Je vais mettre au clair mes désirs et obstacles, histoire de faire le point.
Méthodo : je fais une liste, et sous chaque item, j'écris la difficulté et la voie plausible de résolution de ces dernières. Précision : je n'ai lu aucun livre de développement personnel dans les dix dernières années.
JE VEUX DU FRIC
La mère de toutes les emmerdes.
Difficultés : Déjà, soulignons : je dis pas "boulot", je dis bien "fric".
Oui, je sais que les deux sont assez intimement liés. Cela donne donc assez clairement le cadre de ma recherche de boulot de dire que ce n'est pas un boulot que je cherche, juste un essentiel de survie. Les chômeurs heureux, mouvementuscule auquel j'ai eu l'honneur de participouiller à la fin des années 90, s'était assemblés et reconnus sous une banderole ironique "on veut des boulot de merde payés des miettes". C'est à peu près ça.
N'y vois aucun mépris pour les travailleurs. Pendant un temps, j'ai eu la chance d'avoir le choix. Je ne l'ai plus, mais je sais encore d'expérience l'intérêt qu'il y aurait à pouvoir choisir. "Personne n'aime travailler". Oui, mais dans cette foule silencieuse de gens qui ne font pas ce qu'ils aiment, on est pas tellement à admettre qu'on cherche à l'éviter, et qu'on se sent pas si mauvais que ça pour autant.
Bref. Pardon, j'ai polémiqué, c'est pas le lieu.
Chercher du boulot, donc. Le trou dans mon CV est énorme. Béant. Galactique. Stephen Hawking s'y intéresse pour ses prochaines conférences. Ensuite (et conséquemment...) je dois presque réapprendre l'alphabet, en terme de compétences professionnelles. Puis, trouver un type de poste où je me fais pas éjecter pour comportements non-corporate indiosyncratiques. Et si possible, moins de 30h, par semaines, cf étalage de crétin marginal pubertaire ci-dessus.
Premiers pas : certains sont déjà franchis. Le plus probable, c'est à travers l'accompagnement social dont je bénéficie, finir par saisir le bon bout. Une bonne façon de rédiger mon CV (peut-être omettre mes diplômes), une bonne définition de mes objectifs et possibilités... Ouais, un bilan de compétence, un peu ça. Mais à destination d'un grouillot. Et le Pôle Emploi ne distribue pas facilement ce genre de prestations, surtout aux gens qui n'ont pas d'allocation chômage. Donc, voie longue.
Toutefois, autre option, maintenant que la ritaline me permet de ne pas zapper mes propres tâches, je devrais peut-être répondre à des offres auxquelles je craignais de ne pas correspondre, avec mes neurones réticents. C'est à dire, il y a quelques lignes, je te parlais de faire une recherche avec quelqu'un qui, derrière mon épaule, me dis "oui, on a déterminé ensemble que ça pouvait marcher". Là - beaucoup plus fort - ce serait répondre -c'est du pur délire - à des offres et des annonces, parce qu - mais c'est de la folie furieuse d'envisager cela - je me sens plus capable de ne pas merder qu'avant.
Pour l'instant, chercher un emploi comme tout le monde le fait, sans soutien ni encouragement, alors qu'évidemment c'est la bonne solution, je regarde cette méthode avec circonspection. Parce que même si je ressens mieux mes capacités et disponibilité mentales, j'ai toujours une confiance nulle. Idée : répondre à des annonces en échec programmé, réapprendre à encaisser les refus, oraux ou écrits, et réapprendre à me présenter.
JE VEUX REPRENDRE LE BLOG (et l'écriture)
Voilà qui est fait, tu me diras.
Difficultés : j'ai pas tous les jours quelque chose à écrire. L'expérience des" trois trucs positifs à raconter" par jour est tenable, mais elle demande une discipline... qui chez moi ne vient qu'avec la connaissance de ma récompense.
Là, aujourd'hui, je connais l'utilité de cette entrée-ici, je veux me désembrouiller, mettre des perspectives. Mais au quotidien ? Il me faut le plaisir d'échanger, d'être lu. Que l'écriture participe à mes liens d'amitié. De nouveaux, mais aussi les amis plus anciens.
Premier pas : mettre quelques contacts de mes copains et lecteurs dans une liste de diffusion de mise à jour, vu que 1) la plupart ne savent pas utiliser un flux rss 2) la plupart peuvent parfois oublier ou ne pas se rendre compte que je bloggue aussi en espérant leur présence bienveillante.
Autre point, me refaire une liste de blogs que j'apprécie.
Conséquence probable : moins écrire sur le forum des polyamoureux. Ça eu beaucoup d'intérêt pour moi, c'était le seul endroit où je me décrassais le clavier, mais pour l'instant, ce serait mieux que j'en écarte mes pulsions graphomanes pour les employer ici. C'est sûr, ici, j'aurai bien moins facilement de réponses.
Retour de la question des "nourritures narcissiques" de mon écriture.
"métaproblème", je passe sur autre chose.
JE VEUX ÊTRE PRÉSENT POUR MES PROCHES ET MES AMIS
Pratiquement, je ne vois plus personne. C'est pas tout à fait absolument vrai, il arrive que je rencontre les gens par un ticket gagnant aux concours de circonstances et une conjugaison exceptionnelle de bonnes volontés, ça arrive, mais de fait, c'est pas souvent.
Difficultés : je ne répond jamais au téléphone, mais ce qui est bien pire, je rappelle très rarement. Et je fais rarement de propositions. Et si j'en fais une et qu'on m'accueille pas avec une débauche d'enthousiasme et une dix-milltiplication de mon propre élan de rapprochement, je suis, au mieux, déprimé parce que voilà ce que ça me coûte de pas être un ami présent, au pire, je me vexe parce que l'autre ne comprend pas qu'il fallait me texter parce que tout le monde le sait, merde, que je hais le téléphone, et tout le monde peut comprendre ça, si on le comprend pas c'est qu'on m'aime pas moi, évidemment, non ? Oui. Hem. Comme tu dis.
Autre complication, mon mode de vie. Je suis chômeur. J'ai du temps : en journée et en semaine. Le soir et le w-e, je m'attache à donner de moi à ma fille ou à mon amoureuse, et, déjà ça, d'habitude, ça prend beaucoup.
Par ailleurs, pendant Pendant les 6 derniers mois, j'ai aussi pris du temps pour les indignés. Et puis parfois je vois un peu kapuchette qui crèche chez moi et m'a jamais aussi peu vu. Et puis parfois j'ai la tête en vrac parce que galérer rend pas très clair d'esprit (avec plusieurs raffinements dans le dawa psychique : le sevrage de mon antidepresseur avec nausées et vertiges (fini), la trouille de pas savoir quoi faire quand . Et puis parfois j'ai besoin d'être seul, on a même dire que c'est souvent, même si c'est aux heures où tout le monde il est sociable.
Pour ces quelques petites choses... je ne sais pas m'organiser.
Premiers pas : je me suis racheté un cahier de texte il y a un mois ou deux, et je l'utilise. J'ai pas encore un réflexe systématique, mais je tente de le prendre. Oui, un agenda d'adulte aurait été mieux, mais c'est beaucoup plus cher, si tu veux pouvoir écrire sans loupe.
Je peux tenter de m'inventer un emploi du temps. Lister ce que je dois faire de toute façon, pour mieux voir les espaces que je peux laisser. En n'ayant en tête qu'un "grand vide" à la place, je ne m'organise pour rien, même pas l'indispensable.
JE VEUX DÉRATISER MON APPARTEMENT.
Il s'agit encore, depuis - hm, trois ans ? - que j 'ai emménagé dedans, d'un endroit sale et chaotique. Il n'est pas hostile, à vrai dire j'aime vivre dedans, mais il est inhospitalier (j'en interdis toujours la visite à pratiquement tout le monde, ma fille n'y est venu qu'une fois), et comme tant d'autres aspects de ma vie, impropre à l'usage. Im-propre.
Difficultés : la "penderie". Espace de bien deux mètres carrés, où tout ce qui est mal entassé empêche d'autre joncheurs d'appart de se ranger. C'est la Porte d'envahissement par les dieux du chaos chez moi, plutôt que d'être la solution.
Et sinon, dans le reste de l'appart', tout le reste du bordel, chaises et objets que je ne sais pas où caser, comment installer, par où commencer. J'ai eu l'habitude de vivre dans un désordre réparti sur beaucoup plus de mètres carrés. Le désordre est resté, pas l'espace.
Premiers pas : acheter quelques grands sacs plastiques où répartir une partie du problème de la penderie : des linges, draps, laines, qui ne me servent pas tous en permanence, mais que c'est pas une raison pour les laisser comme ça. Répartir ce linge en fonction des tissus. Laver. Plier. Atteindre les couches inférieures du désordre.
M'occuper des machins entassés sur les côtés du canapé.
Emmener mes chaises en bois et ma jolie table en verre à la cave, plus ou moins temporairement.
JE VEUX M'ENGAGER
J'aimerai continuer, plus précisément, à agir avec les indignés.
Difficultés : l'engagement politique, c'est chronophage, et ce qui tend vers l'autogestion, encore plus. Si il n'y a pas de rigueur là dedans, ça marche pas. Je suis bien placé pour le savoir. Les indignés sont, pour beaucoup, soit des gens qui ne participent pas aux organisations politiques traditionnelles, soit qui s'en sont détachés, parfois autant par idéalisme que par un besoin personnel de liberté. Autrement dit, des gens qui sont jamais d'accord avec personne, par principe ou parce qu'ils ne désirent pas se mettre d'accord avec qui que ce soit. Ca peut-être très beau, quand, parfois, ça marche. Mais, souvent, comme pour ma vie personnelle donc, ça peut aussi être très foireux.
Premiers pas : je tente de me rattacher à des personnes, plus qu'au mouvement lui-même. Essayer de m'organiser avec elles, avant de décider comment suivre les actions du mouvement.
Là je suis dans une phase de forte déception, avec les indignés. De frustration, aussi. Je comprend que je ne peux pas faire avancer les choses, je comprend pourquoi elles bloquent (le choix de la démocratie directe + la liberté d'expression Versus ya un moment où on doit prendre des décision, si possible pas à la dernière minute, et prendre des responsabilités, quand on veut que la démocratie soit autre chose qu'aller aux urnes de loin en loin).
Bref : j'ai pas beaucoup d'idées pratiques, et je vais attendre encore quelques jours pour constater si j'ai envie d'en avoir.
JE VEUX REFAIRE DU JEU DE RÔLE
Difficultés : presque aussi chronophage que la politique. Et puis, lors de ma dernière tentative, personne n'arrivait à tenir les rendez-vous, y compris moi, alors qu'ils étaient pas non plus à un ryhtme effréné (un toutes les trois semaines). Les camarades concernés ont aujourd'hui, comme moi, un emploi du temps peu JiDéRocompatible, et, caractère ou circonstance, je me décourage trop facilement pour tenir ce genre de plan à bout de bras.
Premiers pas : n'être que joueur, avec des gens que je connais pas et pour qui j'aurai pas à gérer l'organisation, mais je crois que ça me frustrerait presque autant, ou organiser avec des gens qui, comme moi, sont plutôt disponibles aux heures des bureaux, ou organiser sur des temps courts en soirée en semaine, ou ne faire qu'un très petit groupe (trois joueurs + moi), et ne laisser grandir le groupe que si l'assiduité est facile à assurer.
JE VEUX ME DESEMBROUILLER LE CRÂNE
Difficultés : le sevrage d'antidépresseur a été éprouvant. A peu près la même facilité à réfléchir qu'avec une grosse grippe dans la tronche. Et une gueule de bois en bonus. Plus des vertiges et quelques passages à vide.
Fin de l'effexor = retour de plein de tonalités d'émotions plus fortes. Celles qui sont "fabriquées" par le sevrage de psychotrope, et celles qui sont juste les miennes dont j'avais perdu l'habitude.
Ma vie très insatisfaisante, emplie de peurs et d'impuissances : rembourser avec de l'argent que je n'ai pas, ne pas savoir quoi dire aux autres quand, ce que tu crains comme regard sur toi, c'est "tu peux pas comprendre ce qu'est la responsabilité vu que tu ne veux pas travailler, tu n'es pas un vrai père, pas un vrai ami".
Non, on m'a pas dit ça, évidemment. Mais quand on vit dans le merdier, on s'y indentifie, et parfois, on y est identifié. Et puis, je merde depuis si longtemps.
Bref, mes galères obscurcissent souvent mon jugement.
Premiers pas : faire des plans. Ecrire, décrire, mettre au clair mes objectifs à court et long terme. Bloguer, si ça aide.
Autre aspect : aller chercher un psychiatre correct qui m'expédie pas en 5 secs et prend la CMU. Je dois me réapprendre, vider mon sac, trouver une version "médicale" de soutien moral, dire ce que je ressens pour en prendre conscience (si c'est que moi qui me regarde moi, je vais sans doute pas pouvoir voir tout ce qui se passe au dessus de ma nuque).
vendredi 23 septembre 2011
Dysfonctionnons en famille.
Ca va passer. Ca va passer. Ca va passer.
Montée d'angoisse. Je dois sans doute ça à la fin de mon sevrage... En tout cas, la partie émotion.
Mais on va pas tout mettre sur le dos de la chimie médicale.
Qui, par ailleurs, via la ritaline, m'a remis debout, plus debout que jamais.
Ma fille a passé une sale sale semaine, en entrant en CP. S'est mise à avoir des peurs très fortes, très intenses. Beaucoup d'opposition systématique, avec sa mère, moi, sa nouvelle instit'.
Nouvelle instit très disciplinariste. Loulou rame.
Parents pathologiquement non conflictuels ; la mère, fusionnelle, qui s'angoisse à chaque fois qu'elles ont une dispute ; moi, qui suis un père absent, un agressif passif, qui ne gère pas les rapports d'autorité, les fuit ou les attaque par la bande.
Loulou s'est mise à cristalliser sur une histoire d'empoisonnement. Tu sais, c'est l'âge où on se rend compte de sa mortalité ? Bon. Les angoisses existentielles viennent croiser les incidents temporaires.
Par un raisonnement enfantin que ne saurai deviner, Loulou pense qu'elle doit garder sa salive. Et la recrache, de temps en temps. Elle flippe de s'empoisonner. Elle refuse les machins qui craquent dans la nourriture (genre, dans les champignons).
Je suis incapable de distinguer la grosse peur qui la fait parler la nuit et se réveiller avec des cauchemars, qui lui bouffe la tête, du cirque de l'enfant qui a compris que ça attire l'attention.
Et... sa maman refuse de considérer qu'à 6 ans, elle ne devrait plus quotidiennement dormir avec elle, même si ça la (les...) rassure. On grandit pas dans le lit où dorment les parents. Même si la plupart du temps ya de la place vu que papa n'y dort que deux fois par semaines.
J'ai peur, moi, que Loulou n'apprenne pas à affronter ses peurs. A ne pas savoir que la peur fait plus mal que le danger en soi ; qu'un danger, un danger de la tête pas un danger de la vraie vie qui mord et écrase, ça doit s'affronter.
Je flippe, parce que Loulou déconne, et qu'elle risque de se marginaliser. Parce que certaines de ses amies ne jouent plus avec une petite fille qui crache.
Que ce qui a mis un peu de calvaire dans ma propre enfance, c'est d'avoir été tellement protégé à la maison que je ne savais pas grandir dehors, et donc, surtout, pas vivre avec les autres enfants, louveteaux ou veaux indifféremment.
Oh : il y a bien sur le fait que le boulot de Ricqueta ça va pas fort, que j'ai du repousser les assauts administratifs d'huissiers et de mon banquier, que mes potes Indignés se font embarquer au commissariat (et récemment, se mangent un procés) à chaque fois qu'ils entreprennent de se poser en public.
Semaine tendue.
Ca va passer. Ca va passer. Ca va passer.
You may say I'm a dreamer.
And I don't give a damn.
Montée d'angoisse. Je dois sans doute ça à la fin de mon sevrage... En tout cas, la partie émotion.
Mais on va pas tout mettre sur le dos de la chimie médicale.
Qui, par ailleurs, via la ritaline, m'a remis debout, plus debout que jamais.
Ma fille a passé une sale sale semaine, en entrant en CP. S'est mise à avoir des peurs très fortes, très intenses. Beaucoup d'opposition systématique, avec sa mère, moi, sa nouvelle instit'.
Nouvelle instit très disciplinariste. Loulou rame.
Parents pathologiquement non conflictuels ; la mère, fusionnelle, qui s'angoisse à chaque fois qu'elles ont une dispute ; moi, qui suis un père absent, un agressif passif, qui ne gère pas les rapports d'autorité, les fuit ou les attaque par la bande.
Loulou s'est mise à cristalliser sur une histoire d'empoisonnement. Tu sais, c'est l'âge où on se rend compte de sa mortalité ? Bon. Les angoisses existentielles viennent croiser les incidents temporaires.
Par un raisonnement enfantin que ne saurai deviner, Loulou pense qu'elle doit garder sa salive. Et la recrache, de temps en temps. Elle flippe de s'empoisonner. Elle refuse les machins qui craquent dans la nourriture (genre, dans les champignons).
Je suis incapable de distinguer la grosse peur qui la fait parler la nuit et se réveiller avec des cauchemars, qui lui bouffe la tête, du cirque de l'enfant qui a compris que ça attire l'attention.
Et... sa maman refuse de considérer qu'à 6 ans, elle ne devrait plus quotidiennement dormir avec elle, même si ça la (les...) rassure. On grandit pas dans le lit où dorment les parents. Même si la plupart du temps ya de la place vu que papa n'y dort que deux fois par semaines.
J'ai peur, moi, que Loulou n'apprenne pas à affronter ses peurs. A ne pas savoir que la peur fait plus mal que le danger en soi ; qu'un danger, un danger de la tête pas un danger de la vraie vie qui mord et écrase, ça doit s'affronter.
Je flippe, parce que Loulou déconne, et qu'elle risque de se marginaliser. Parce que certaines de ses amies ne jouent plus avec une petite fille qui crache.
Que ce qui a mis un peu de calvaire dans ma propre enfance, c'est d'avoir été tellement protégé à la maison que je ne savais pas grandir dehors, et donc, surtout, pas vivre avec les autres enfants, louveteaux ou veaux indifféremment.
Oh : il y a bien sur le fait que le boulot de Ricqueta ça va pas fort, que j'ai du repousser les assauts administratifs d'huissiers et de mon banquier, que mes potes Indignés se font embarquer au commissariat (et récemment, se mangent un procés) à chaque fois qu'ils entreprennent de se poser en public.
Semaine tendue.
Ca va passer. Ca va passer. Ca va passer.
You may say I'm a dreamer.
And I don't give a damn.
mercredi 25 mai 2011
Les temps meilleurs
Rapido, histoire de donner des nouvelles !
J'ai des tas de bons morceaux de biscuits qui s'amoncellent, la visite de ma fille dans un chez moi en grande partie désintoxiqué, les belles heures avec la Grande Souris, les lectures, les chaussures pas chères qui assurent, le TARDIS...
Je voudrais en parler un peu précisément ; peut-être plus tard.
Mais là maintenant, deux trucs qui vont très bien :
- enfin, après, hm, 4 mois d'inscription, je rencontre une référente Pôle-Emploi / RSA, qui enfin, écoute un peu mes besoins, et ENFIN quelqu'un qui semble considérer que oui, tiens, j'ai peut-être besoin d'accompagnement. J'ironise lourdement, mais au fond je suis très heureux de ça, ça avance... je vais rencontrer d'ici fin juin une assistance sociale qui aura un peu mon dossier en main, pourra me donner quelques pistes d'accompagnement pour trouver du job qui fonctionne, et peut-être, avec un peu de bol, pourrait voir si le Trouble de Déficit de l'Attention (TDA) ne me permet pas d'avoir un suivi particulier... Du palpable, un encadrement qui s'adapte ! Siesta-fiesta ! :-)
- je m'intéresse de très près à ce petit mouvement naissant à Bastille, "les Indignés" qui s'inspirent du mouvement espagnol de la Plaza del Sol, qui lui-même s'inspirait de la Place Tahrir. Un petit vent de liberté, un peu de soleil... C'est encore des socio-démocrates gentils, polis et non-violents (il font penser à la Socialiste de Renaud) (on peut pas être à la fois un mouton et un mutin), mais ils ont aussi une fraîcheur certaine, et puis le côté "ben oui on peut renverser les pouvoirs en place sans foutre tout en vrac" des tunisiens, ça encourage... Il suffit d'être là, et d'en parler, et de dire qu'on en a un peu ras-le bol. Les projets et propositions, si on est nombreux, ça viendra. Ya des biblis entières de propositions pour faire mieux que le libéralisme. Pour l'instant, montrons que ça nous intéresse... J'y passerai rapidement pour l'AG ce soir aux marches de l'Opéra-Bastille vers 19h, puis je serai présent dimanche à la manif prévue à 14h.
J'ai des tas de bons morceaux de biscuits qui s'amoncellent, la visite de ma fille dans un chez moi en grande partie désintoxiqué, les belles heures avec la Grande Souris, les lectures, les chaussures pas chères qui assurent, le TARDIS...
Je voudrais en parler un peu précisément ; peut-être plus tard.
Mais là maintenant, deux trucs qui vont très bien :
- enfin, après, hm, 4 mois d'inscription, je rencontre une référente Pôle-Emploi / RSA, qui enfin, écoute un peu mes besoins, et ENFIN quelqu'un qui semble considérer que oui, tiens, j'ai peut-être besoin d'accompagnement. J'ironise lourdement, mais au fond je suis très heureux de ça, ça avance... je vais rencontrer d'ici fin juin une assistance sociale qui aura un peu mon dossier en main, pourra me donner quelques pistes d'accompagnement pour trouver du job qui fonctionne, et peut-être, avec un peu de bol, pourrait voir si le Trouble de Déficit de l'Attention (TDA) ne me permet pas d'avoir un suivi particulier... Du palpable, un encadrement qui s'adapte ! Siesta-fiesta ! :-)
- je m'intéresse de très près à ce petit mouvement naissant à Bastille, "les Indignés" qui s'inspirent du mouvement espagnol de la Plaza del Sol, qui lui-même s'inspirait de la Place Tahrir. Un petit vent de liberté, un peu de soleil... C'est encore des socio-démocrates gentils, polis et non-violents (il font penser à la Socialiste de Renaud) (on peut pas être à la fois un mouton et un mutin), mais ils ont aussi une fraîcheur certaine, et puis le côté "ben oui on peut renverser les pouvoirs en place sans foutre tout en vrac" des tunisiens, ça encourage... Il suffit d'être là, et d'en parler, et de dire qu'on en a un peu ras-le bol. Les projets et propositions, si on est nombreux, ça viendra. Ya des biblis entières de propositions pour faire mieux que le libéralisme. Pour l'instant, montrons que ça nous intéresse... J'y passerai rapidement pour l'AG ce soir aux marches de l'Opéra-Bastille vers 19h, puis je serai présent dimanche à la manif prévue à 14h.
mardi 10 mai 2011
- La lesbienne invisible au (petit) Théâtre du Gymnase. Frais, malin, méchant comme il faut.
- plan canapé devant MotherFucker de Foresti
- partir avant l'arrivée de la commande sur un terrasse des Grands Boulevards. Nan, 20 minutes d'attente alors que la serveuse est passée plusieurs fois les mains vides... Apasse pas. Le vrai morceau de biscuit, c'est de voir arriver nos commandes de loin. Et l'air un peu étonné de la serveuse... je sais pas si c'est elle ou le barman qui se fait emmerder dans ces cas-là ? Toujours est-il que la patience, ça s'entretient avec ce la politesse. Tu fais même pas signe ? Je te zappe aussi. Principe de l'échange équivalent. Nous on s'en foutait, on a bu autre chose ailleurs (BIONADE sureau !!!).
- câlins, érotisme discret, baisers mordus.
- des burgers végétariens au curry. Miôm et pas cher chez franprix.
- après mon rv de papa qui s'implique avec l'instit de Loulou, j'ai pu parler à coeurs ouverts sur le sujet, et quelques autres, avec Ricqueta.
- grâce à Kapuchette et à son pom-pom Bro', grand déblayage de mon salon. Mon chez moi est en phase de devenir un endroit , je dirais pas accueillant, mais non-toxique. Je pourrai bientôt y recevoir des gens. Dont ma fille, qui n'a jamais vu où j'habite depuis que j'ai déménagé du XVIIème. Mon morceau de plaisir expectatif est dans l'approche de ce retour à une situation moins "néfaste par absence".
- justement Kapuchette va cohabiter avec moi quelques temps. Et Kapuchette, elle est trop chouette. Pis ça me fait plaisir qu'on compte sur moi... Pas de retour de flamme en vue, c'est pour la dépanner : elle quitte l'appart' de son ex, donc elle prend un temps pour économiser un peu et chercher sans rester dans les environs d'un type qu'elle a du mal à voir quotidiennement...
- ce "biscuit" là est double (voir triple si on compte le déblayage), parce que j'ai pu parler de cette situation à la Grande Souris... No clash, pas de prise de chou,, on continue le love ! Ca c'est du grand bon moment de non-exclusif. Et même, on va s'arranger pour qu'elles se rencontrent, histoire de démystifier et décloisonner. Ma vie a les fenêtres ouvertes. Et c'est pas encore l'été.
Biscuits frais d'hier
- le Fluide.G, le pendant fémino-sexy de Fluide Glacial, dont un fou rire sur la BD "première fois de Françoise" p56, et un autre sur le Grouiiiiik de Maïa Mazaurette. Note : je crains, je CRains, je CRAINS, que Fluide.G ne garde pas assez de "décalage féminin" par rapport à d'autres facettes comiques plus communes. J'aime les fille à Trash, humour vache, sexypragmatique, délires mégaloparano jusqu'à l'absurde... Il y en a, mais la frontière avec les blagues hétérobeaufs, les gloussements de meufs qui sont trop contentes de dire "bite" et "sextoy", et les papiers "ben ça passera dans ELLE d'ici 4 ans"... poreuse la frontière. Ca peut être l'autre versant. Par contre, je suis super content de la petite imagerie BDSM discrètement récurrente. Je sais pas de qui elle vient, de Mazaurette ou d'autres, mais ça me plait d'en voir dans un contexte non-ridiculisant...
- les gâto chocolatés à chantilly de soja. Nan mais chantilly de soja de la Grande Souris, ça décorne les boucs, les boeufs et les rhino.
- arf, rechoppé l'émission de Taddeï sur la free replay, je croyais qu'ils l'avaient déjà sucré des programmes. Rassuré, même si je crains que ça passe pas l'été. Sur la mort de Ben Laden, j'ai trouvé Villepin intéressant ! Lyrisme pré-électoral, certes, probablement emballage pour la real-politik, mais "vision" des relations internationales. Et Marc Edouard Nabe puant mais puissant et punchy... Et petit passage de Norman Spinrad, moins brillant mais ça fait toujours plaisir.
- plan canapé devant MotherFucker de Foresti
- partir avant l'arrivée de la commande sur un terrasse des Grands Boulevards. Nan, 20 minutes d'attente alors que la serveuse est passée plusieurs fois les mains vides... Apasse pas. Le vrai morceau de biscuit, c'est de voir arriver nos commandes de loin. Et l'air un peu étonné de la serveuse... je sais pas si c'est elle ou le barman qui se fait emmerder dans ces cas-là ? Toujours est-il que la patience, ça s'entretient avec ce la politesse. Tu fais même pas signe ? Je te zappe aussi. Principe de l'échange équivalent. Nous on s'en foutait, on a bu autre chose ailleurs (BIONADE sureau !!!).
- câlins, érotisme discret, baisers mordus.
- des burgers végétariens au curry. Miôm et pas cher chez franprix.
- après mon rv de papa qui s'implique avec l'instit de Loulou, j'ai pu parler à coeurs ouverts sur le sujet, et quelques autres, avec Ricqueta.
- grâce à Kapuchette et à son pom-pom Bro', grand déblayage de mon salon. Mon chez moi est en phase de devenir un endroit , je dirais pas accueillant, mais non-toxique. Je pourrai bientôt y recevoir des gens. Dont ma fille, qui n'a jamais vu où j'habite depuis que j'ai déménagé du XVIIème. Mon morceau de plaisir expectatif est dans l'approche de ce retour à une situation moins "néfaste par absence".
- justement Kapuchette va cohabiter avec moi quelques temps. Et Kapuchette, elle est trop chouette. Pis ça me fait plaisir qu'on compte sur moi... Pas de retour de flamme en vue, c'est pour la dépanner : elle quitte l'appart' de son ex, donc elle prend un temps pour économiser un peu et chercher sans rester dans les environs d'un type qu'elle a du mal à voir quotidiennement...
- ce "biscuit" là est double (voir triple si on compte le déblayage), parce que j'ai pu parler de cette situation à la Grande Souris... No clash, pas de prise de chou,, on continue le love ! Ca c'est du grand bon moment de non-exclusif. Et même, on va s'arranger pour qu'elles se rencontrent, histoire de démystifier et décloisonner. Ma vie a les fenêtres ouvertes. Et c'est pas encore l'été.
Biscuits frais d'hier
- le Fluide.G, le pendant fémino-sexy de Fluide Glacial, dont un fou rire sur la BD "première fois de Françoise" p56, et un autre sur le Grouiiiiik de Maïa Mazaurette. Note : je crains, je CRains, je CRAINS, que Fluide.G ne garde pas assez de "décalage féminin" par rapport à d'autres facettes comiques plus communes. J'aime les fille à Trash, humour vache, sexypragmatique, délires mégaloparano jusqu'à l'absurde... Il y en a, mais la frontière avec les blagues hétérobeaufs, les gloussements de meufs qui sont trop contentes de dire "bite" et "sextoy", et les papiers "ben ça passera dans ELLE d'ici 4 ans"... poreuse la frontière. Ca peut être l'autre versant. Par contre, je suis super content de la petite imagerie BDSM discrètement récurrente. Je sais pas de qui elle vient, de Mazaurette ou d'autres, mais ça me plait d'en voir dans un contexte non-ridiculisant...
- les gâto chocolatés à chantilly de soja. Nan mais chantilly de soja de la Grande Souris, ça décorne les boucs, les boeufs et les rhino.
- arf, rechoppé l'émission de Taddeï sur la free replay, je croyais qu'ils l'avaient déjà sucré des programmes. Rassuré, même si je crains que ça passe pas l'été. Sur la mort de Ben Laden, j'ai trouvé Villepin intéressant ! Lyrisme pré-électoral, certes, probablement emballage pour la real-politik, mais "vision" des relations internationales. Et Marc Edouard Nabe puant mais puissant et punchy... Et petit passage de Norman Spinrad, moins brillant mais ça fait toujours plaisir.
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