dimanche 27 janvier 2008

Baby did a bye-bye dream

Une fin de nuit avec un sommeil peu profond, assez pour qu'un rêve puisse durer et rester sur le même thème après plusieurs demi-éveils.

J'ai rêvé d'une amie. Bonne amie, pour mêler sens ancien et actuel.
Dans mon rêve, nous parlions de la possibilité de pousser plus avant notre relation, de passer de ce statut d'amis occasionnellement réchauffants à une relation plus suivie. Dans mon rêve, c'était pas un béguin, j'étais amoureux. C'était une bien adaptée conversation d'oreiller, me laissant au réveil excitation et tendresse frustrée. Et le contenu de ce rêve m'a tenu quelques temps.
(NB : je fais clairement la différence entre les personnes rêvées et les personnes réelles. Ou alors ce serait admettre que mon père en Batman me faisant l'amour au retour d'une ronde de nuit ait un sens plus réel que symbolique).

Avec mon amie, donc, c'est un degré de réalisme plus plausible, mais pas vraiment crédible.
Dans la vraie vie, il n'est pas question d'engagement.
Et ce rêve presse un peu la poire à tristesse, en deux gestes.
D'abord, c'est une personne qui a beaucoup d'intérêts communs avec les miens. Dans ma vision du monde, le partage des centres d'intérêt (des goûts, d'un certain humour) constituent un critère important et difficile à remplir, presque autant que ce que j'appelle beauté. Et avec cette bonne amie les conditions semblent remplies... et pourtant, non, on se rapproche, on bénéficie de nos chaleurs, mais au fond, pas d'étincelles trop récurrentes, pas de bouleversement du monde si je ne la vois pas tel jour.
La deuxième tristesse en découle naturellement. Je n'avais pas projeté de proposer un engagement - ce serait nouveau, tiens - mais ressentir dans le rêve un vibrant "c'aurait pu", ça souligne que cette perspective, dans la vie éveillée, n'existe pas. Il faut dire au revoir à ce possible qui n'en est pas un.
Le sentiment n'a pas lieu d'exister dans le réel, il se cristallise sur une image rêvée, ne correspond pas à la personne... Et donc il ne reste en fait que ce sentiment, fort et privé d'objet.
C'est chiant, ça arrive souvent qu'en rêve j'aie des transports que je n'aurai pas dans la vie. Je pleure, parfois de joie, j'ai des inspirations de musique classique et de choeurs d'anges...
Je suis même tombé amoureux d'une fille qui était un mélange de Buffy et d'une totale inconnue.
Le réveil et doux-amer...

Ca m'est déjà arrivé assez souvent en amour de constater la différence entre mes ce que je crois, ce qui m'arrive, ce que je ressens, ce que je veux.
Une part du coeur qui réagit, mais le reste ne s'ébranle pas. (oui, l'apostrophe, je sais).

J'ai la chance de vivre une relation très apaisante et appétissante par ailleurs, j'en profite donc sans me faire saigner les neurones, et vis un bien être comme j'en ai peu connu auparavant. Avec K-puche, le montrage de patte blanche culturelle a été rapide, évident (merci à Hedwig et son pouce colérique) au début de la rencontre. L'ouverture d'esprit compense bien ce qui n'est pas déjà partagé... Et pour le corps, rhaaa lovely.

* * *
Ca fait du bien de parler de nouveau librement, d'introspecter et extimer un peu ici.
Revendiquer so fonctionnement polyamoureux est une chose, avoir un lieu où parler de ce qu'il se passe au jour le jour là dedans, de mon soap-opera perso, ça m'est nécessaire.
J'espère n'avoir pas de difficultés à tenir cette liberté de parole...

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