mardi 14 avril 2009

I've got a telegraph

Non seulement j'habite près de la station télégraphe, mais j'ai de nouveau un accès Internet.
L'absence dudit accès ne s'était sans doute pas très ressentie ici. Grâce à ma politique de réserve de posts automatiquement envoyés pendant mes absences.

Alors. Ma chambre est verte roland-garros. Tous les cartons ne sont pas ouverts (euphémisme), mais grâce à la présence (merveilleuse, réchauffante, adoucissante, bandante et sans additifs) de Kapuchette, je ne suis plus en train d'éviter, par la méthode du sommeil prolongé, de regarder un montagne de chose emballées et culpabilisantes. Vivement que j'en finisse avec les cartons, parce que j'ai pris le pli, et j'ouvre les paquets de biscuits avec un cutter.
J'attend toujours mon frigo, plus beau et plus grand qu'avant, le genre que tu peux faire des courses pour un peu plus loin que le lendemain soir.

Sinon, ça va, ça vient.
Je me sens bien ultra-moderne solitaire, et la ringardise de cet état me laisse froid, comme beaucoup de jugements de valeur.
Le monde tourne, mon inertie en accentue même le mouvement.
C'est pas censé se passer comme ça. Tu deviens cynique, anachorète, Palantiste, et le monde t'apparait dans sa permanence, extra-ball, tu te fous de tout.
J'ai du manquer un niveau, parce que là, je continue à trouver très triste et très réel l'éloignement progressif de mon entourage. Toi qui me lis, tu n'en fais pas souvent partie. Je m'éloigne de vous, vous me doublez. Vous êtes en train de me perdre.
Comme d'habitude, je ne veux pas courir, encore moins à l'épreuve d'endurance.
J'ignore si'écrire cela signifie que je me noie dans cette étape, ou si je la dépasse.

Quand j'aurai un frigo, il y aura un peu de bière dedans.

2 commentaires:

vacuité libre a dit…

La station Télégraphe est en travaux en ce moment, c'est peut-être pour ça.

Sinon, comme je n'ai aucune culture j'ai cherché ce que pouvait bien vouloir dire Palantiste, j'ai donc appris l'existence de Charles Palant et de ce qu'il a dit un jour où il avait oublié d'être con : "Je ne crois pas avoir jamais cédé aux fallacieuses promesses du grand soir. Je ne cesserai jamais de croire au matin."
C'est bien classieux. Même que ça doit joliment ressortir, sur fond vert, et qu'il y a moyen que ça aide à se sortir du paddock.

Je t'embrasse.

Siestacorta a dit…

Aie. Ca m'apprendra à inventer des mots...
Non, en fait, c'est à Georges PalantE que je pensais :
http://pagesperso-orange.fr/selene.star/
Plus précisément au petit bouquin "la sensibilité individualiste"...

Mais la phrase de Charles a du chien, c'est clair...